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Plan de relance de la filière viticole : la négociation se poursuit

Le 5 mai dernier, toute la filière viticole française réunie exceptionnellement au grand complet(1) avait adressé au gouvernement sa demande urgente pour le soutien de tous les acteurs viti-vinicoles : distillation de crise pour 3 millions d’hectolitres aidés à 80 €/hl pour les AOC/IGP, aide au stockage privé, exonération des cotisations sociales et patronales et mise en place d’un fonds de compensation liée à la taxe USA dans le cadre du contentieux aéronautique. Après un rendez-vous manqué mercredi dernier, le gouvernement a donné une première réponse lundi 11 mai sur ces trois points avec des propositions estimées inférieurement aux requêtes de la filière. Selon Christian Gauthier, président de la Fédération des Vins de Nantes : « C’est une étape dans la négociation avec les pouvoirs publics. Les demandes sont entendues mais pas au niveau réel des besoins. » Les points d’achoppement concernent notamment le coût du financement de la distillation et des exonérations de charges. Pour cela le gouvernement signale dans son communiqué que « le plan proposé est une première étape et qu’il y aura une clause de revoyure dans les prochaines semaines pour renforcer le plan si nécessaire, notamment via une aide supplémentaire aux distilleries. »
La porte semblant encore légèrement ouverte, les organisations syndicales vont reprendre leurs bâtons de pèlerins pour entériner le cadre du plan de soutien et de relance très attendu par plus de 85 000 entreprises de la filière française, directement concernées par le COVID-19.

(1) La Confédération Nationale des AOC, la Confédération Nationale des IGP, les Vignerons coopérateurs, le Syndicat des Vignerons Indépendants, les Interprofessions viti-vinicoles, l’Union des Maisons des Négoce, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.