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Edito

Pour ou contre étiquette ?

Si en politique, se présenter sans étiquette peut constituer un pari audacieux mais payant, le vin ne semble pas enclin à s’affranchir de cet attribut qui au moins rassure, au mieux émerveille. Dès l’apparition de la bouteille, l’étiquette est venue naturellement épouser les flacons pour les qualifier. D’une carte d’identité, elle est devenue un terrain d’expression infini, amplifié par le numérique. Pour une appellation, elle est souvent le reflet de l’origine, d’une distribution ou d’une stratégie de communication. A l’échelle d’un domaine, elle incarne une personnalité, des valeurs, une histoire et un terroir. Pour un consommateur, elle donne les indications nécessaires pour comprendre le vin, attire l’œil par une marque, un jeu de mots, un dessin, une couleur, un design. Et quand elle est scannée, elle ouvre une porte sur une vidéo, des visages, des commentaires de dégustation ou la liste détaillée des cépages. Entre outil marketing, affichage informatif et réglementaire, les étiquettes et contre-étiquettes se décomplexent. Pour les Vins de Nantes, les appellations trônent toujours en premier plan sur les imprimés, en réponse au premier critère dans l’acte d’achat qui reste la provenance. Elles cohabitent désormais avec des créations artistiques innovantes, réellement contemporaines, pour séduire un nouveau public qui ringardise les traditionnels buveurs d’étiquettes.

L’équipe de rédaction de la Fédération des Vins de Nantes