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Rencontres des Vins de Nantes : Une réflexion collective sur l’avenir du vignoble

Les trois rencontres des Vins de Nantes ont réuni 80 participants autour de deux questions : quel avenir pour le vignoble nantais dans les cinq prochaines années et comment la Fédération doit-elle évoluer pour répondre aux besoins des vignerons ?

Ces rencontres se sont déroulées les 28 et 29 septembre au Château de Briacé au Landreau, au Château de la Frémoire à Vertou et à la salle du Cep à Gorges. Les échanges nourris entre vignerons et avec les élus de la Fédération ont concerné plusieurs grandes thématiques : produire, valoriser et promouvoir, installer, transmettre et accompagner.
Les discussions ont fait apparaître un vignoble confronté à plusieurs transformations simultanées : dérèglement climatique, évolution des surfaces, renouvellement des générations, déconsommation du vin, nécessité d’améliorer la valorisation économique et évolution des attentes des consommateurs.
Mais les échanges ne se sont pas limités aux difficultés. Ils ont également fait ressortir une volonté de faire évoluer le vignoble tout en conservant ce qui constitue son identité et sa différence. La redélimitation, les cépages VIFA, l’accès à l’eau, les bulles, la folle blanche et le Gros Plant du Pays Nantais, la valeur des vins et la communication ont été, entre autres, abordés lors des trois réunions. A ce stade et prémices aux futurs élections de la Fédération, il s’en dégage quelques lignes de force :

  1. Adapter sans renoncer à l’identité : le vignoble doit évoluer face au dérèglement climatique et aux mutations économiques, mais les participants souhaitent préserver l’identité du Muscadet et des Vins de Nantes.
  1. Produire moins ne signifie pas nécessairement produire moins de valeur : la diminution des surfaces constitue une préoccupation, mais les échanges conduisent à mettre fortement l’accent sur la valorisation des vins.
  1. La valeur devient un enjeu collectif : la formation à la valeur, la connaissance des coûts, la négociation commerciale et la construction des gammes sont considérées comme des leviers permettant d’améliorer la situation économique des exploitations et, indirectement, le financement collectif.
  1. L’innovation doit être organisée : cépages résistants, évolution de l’encépagement, accès à l’eau, adaptation des cahiers des charges, nouveaux produits et effervescents sont autant de sujets qui nécessitent un accompagnement collectif.
  1. L’image construite depuis dix ans doit être consolidée : le travail réalisé sur la communication est reconnu. L’enjeu désormais est de poursuivre cette dynamique tout en recherchant de nouveaux consommateurs et de nouveaux territoires de communication.

Les réunions ont eu lieu à Briacé (photo en haut de l’article), à La Frémoire et à Gorges.