Voir et vendre le verre à moitié plein

Dire que la filière viticole française est en crise ne fait pas vendre plus de vin. On peut s’alarmer des indicateurs qui orientent le marché mondial à la baisse mais on peut aussi se projeter vers l’avenir avec l’espoir d’un rebond vers d’autres horizons. C’est le pari que font certaines instances de la filière mais aussi des domaines, qui, conscients d’un modèle à bout de souffle, imaginent de nouvelles pistes de valorisation. Comment réorganiser son modèle en garantissant une production régulière et de nouveaux relais de croissance pour les ventes ? Si le climat est probablement peu maîtrisable, l’offre, quant à elle peut s’adapter progressivement. A l’écoute de leurs clients, des boomers à la Gen Z, les vignerons innovent et s’adaptent aux nouveaux modes de consommation. Le grand format du mois ouvre les portes de quelques domaines qui s’inscrivent dans cette dynamique, persuadés qu’il n’y a ni fatalité ni impuissance face à ces changements de comportements. Toutes les études le démontrent : la part du vin dans nos sociétés ne s’éteindra pas. Elle sera multiforme, plus rare mais mieux valorisée. En changeant de lunettes, on peut donc voir le verre à moitié plein.
L’équipe de rédaction de la Fédération des Vins de Nantes